Le contexte a changé
Il y a 10 ans, le SaaS était encore considéré avec méfiance par beaucoup de cabinets. La connexion internet pouvait flancher, la sécurité posait question, l'hébergement à l'étranger inquiétait.
En 2026, la fibre est partout, les hébergeurs européens sont matures et les éditeurs SaaS proposent des SLA contractuels. Le SaaS est devenu la norme pour les nouveaux cabinets.
Mais le logiciel installé garde des défenseurs. Comparons honnêtement.
Le coût total sur 5 ans
C'est souvent l'argument numéro 1, et il est rarement bien analysé.
Avec un logiciel installé, le coût d'achat initial est élevé (10 000 à 30 000 € pour 10 licences) mais on amortit sur plusieurs années. À cela s'ajoute la maintenance annuelle (15 à 20% du prix initial), un serveur local, un sysadmin pour le maintenir, des sauvegardes externes, un PRA en cas de panne.
Avec un SaaS, vous payez par utilisateur et par mois, en moyenne 30 à 80 € selon le périmètre. Pas de serveur, pas de sysadmin, mises à jour incluses.
Sur 5 ans pour un cabinet de 10 personnes, le SaaS revient en général entre 40 et 60% moins cher que l'installé, une fois tout pris en compte.
La conformité, là où le SaaS prend l'avance
La réforme 2026 est un cas d'école. Sur un logiciel installé, chaque cabinet doit récupérer la nouvelle version, la déployer sur son serveur, former ses équipes, gérer la cohabitation pendant la transition.
Sur un SaaS, l'éditeur déploie la mise à jour pour tout le monde en même temps, la veille du jour J. Les utilisateurs ne voient rien, à part les nouvelles fonctions qui apparaissent.
Pour la sécurité, même logique. Une faille critique sur OpenSSL ou Log4j ? L'éditeur SaaS patche en quelques heures pour tout le parc. Sur de l'installé, chaque cabinet doit le faire chez lui, ce qui prend en pratique des semaines.
Le télétravail et la mobilité
Depuis 2020, le télétravail est entré dans les habitudes. Un logiciel installé exige un VPN ou un bureau distant, donc une couche supplémentaire de complexité technique.
Un SaaS s'utilise depuis n'importe quel navigateur. Vos collaborateurs travaillent du bureau, de chez eux, en clientèle, sans configuration particulière.
La sécurité, le vrai débat
L'argument principal des partisans de l'installé est : "mes données sont chez moi, donc plus en sécurité". C'est un mythe.
En réalité, la majorité des incidents de sécurité dans les cabinets viennent de mots de passe faibles, de PC volés non chiffrés, de PJ douteuses dans des emails. Aucun rapport avec le fait que le logiciel soit en SaaS ou installé.
À l'inverse, un SaaS sérieux apporte par défaut le chiffrement au repos et en transit, la double authentification, l'audit trail détaillé, des sauvegardes 3-2-1 automatiques, une infrastructure surveillée 24/7, ce qu'un cabinet ne peut pas se payer en interne.
Le critère qui compte vraiment, ce n'est pas SaaS contre installé, c'est le sérieux de l'éditeur et de son hébergeur.
Quand l'installé garde du sens
Honnêtement, il existe encore des cas où l'installé reste pertinent. Si vous traitez des dossiers ultra-sensibles soumis à un secret-défense ou bancaire spécifique. Si votre cabinet est dans une zone blanche sans connexion stable. Si vous avez déjà investi récemment et que l'amortissement n'est pas terminé.
Pour 95% des cabinets français, ces cas ne s'appliquent pas.
Notre conseil pratique
Si vous démarrez un cabinet en 2026, prenez du SaaS. C'est moins cher, plus simple à exploiter, conforme par défaut.
Si vous avez du legacy installé, commencez par migrer un module à la fois (la facturation, par exemple) en parallèle. Évitez le big bang.
Vérifiez systématiquement l'hébergement (idéalement Europe), la portabilité de vos données (export complet possible à tout moment), et le sérieux de l'éditeur (capital, références, durée d'existence).
Thaelys Ledger est 100% SaaS, hébergé en Europe, avec export complet de toutes vos données disponible en un clic à tout moment. Pas de fidélisation par contrainte, juste par la qualité du produit.